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LE CHÂTEAU DU ROC DE PEYRE |
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Bien qu'il n'existe pas de document sur la forteresse du Moyen-Âge et qu'il n'y ait jamais eu de fouilles archéologiques réalisées sur le site, de nombreux érudits locaux se sont penchés sur le Roc de Peyre et y ont recherché les vestiges de la puissance passée. Ainsi, Jean Augustin Dalle, après étude minutieuse du terrain,et repérage de quelques vestiges et examen des documents écrits, a suggéré le plan suivant : |
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Le château s'articulerait en fait en deux partie :
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un fort « haut » ou citadelle © établi sur le rocher le plus haut avec une tour de grande taille et une citerne pour l'approvisionnement en eau.
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Une construction « basse » (B), sans doute lieu d'habitation et les dépendances. L'ensemble a du être ceint d'un mur sur trois côtés, s'appuyant sur le rocher pour le quatrième côté.
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Des documents d'époque, tel des « devis », montreraient cette séparation ainsi que la restauration de la partie habitation et dépendances nécessaire à la réoccupation du site après l'intervention royale du XVIème siècle.
Autour du site fortifié ont dû exister un certain nombre d'habitations modestes qui ont pu former un bourg. Il a disparu après le transfert du pouvoir au château de la Beaume. |

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LA FIN DU CHÂTEAU SUR LE ROC
A la mort du dernier Astorg, Les Cardaillacs se querellent pour la succession, notamment en raison de la mort de l'héritier désigné lors de la saint-Barthélémy.
Le château de Peyre reste alors un temps sous le contrôle de régisseurs, dont Mathieu de Merle. Ce chef de guerre protestant commet de nombreuses exactions dans la région dont la prise et le rançonnement de Mende en 1579.
En fin de compte, l'armée royale intervient et la troupe menée par l'amiral Anne de Joyeuse détruit le château des Seigneurs de Peyre. La partie haute est pilonnée par un nombre considérable de boulets pendant 15 jours. La désertion d'une grande partie de la garnison conduit les derniers défenseurs à se rendre. C'est la fin du château.
Quelques restaurations sont néanmoins tentées pour réparer la partie basse d'habitation. L'ensemble n'en est pas moins détruit sur ordre de Richelieu en 1633. La capitale est alors définitvement transférée au château de la Beaume. |

Blason des barons de Peyre
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LES BARONS DE PEYRE
Quatre dynasties différentes, par défaut de descendance masculine directe, se sont succédées à la tête de la baronnie. Dans la première, les aînés étaient barons et portaient le prénom d'Astorg, leurs cadets s'appelaient Aldebert et se destinaient à l'église. |
LA CHARTE D'AFFRANCHISSEMENT :
Astorg VII, baron de Peyre entre 1120 et 1270 a laissé son empreinte dans l'histoire du gévaudan pour avoir accordé aux paysans de sa terre le droit de posséder quelque chose pour eux-mêmes et de ne payer que des redevances fixes. La charte reconnaît également certains droits comme le pacage, le droit d'user des bois, de pêcher et d'irriguer, de nommer des responsables chargés de veiller à l'observation de la charte.
La signature de cet acte a eu lieu en 1261 à Saint-Sauveur.
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Auparavant, les serfs n'étaient pas propriétaires de leur terres mais seulement usufruitiers. La famille du serf se transmettait la terre qu'elle cultivait pour son seigneur. Le serf ne pouvait sortir de la seigneurie, ni se marier en dehors d'elle ou avec une personne de condition libre, sans l'accord du seigneur. De son côté, le seigneur devait protection à ses serfs car, à cette époque, les sources de danger (guerres, invasions...) étaient nombreuses.
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